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Luc Chessex: Coca Che

Rencontre signature en présence du photographe ce samedi 25 novembre de 16h00 à 19h00.

 

« Deux icônes se disputaient ainsi la possession du paysage latino-américain : l’élixir inventé à Atlanta en 1886 par le pharmacien John Pemberton et l’image du révolutionnaire Che Guevara. D’un côté, « un signe de bon goût » et de l’autre, « Hasta la victoria siempre » « Créez deux, trois, beaucoup de Vietnam » comme une réponse à « les choses vont mieux avec le coca. » La lutte était féroce et sans quartier. L’homme qui, dans un suicide irrationnel / un sacrifice de soi, n’avait réussi qu’à provoquer la méfiance des campesinos boliviens était soudainement devenu le porte-étendard d’une jeunesse bien décidée à rompre avec l’ordre établi. Selon Régis Debray, « un malentendu fertile » : « la révolte anti-autoritaire de 1968 a pris, de Paris à Berkeley, comme bannière ce partisan de l’autoritarisme à outrance. Une vague de sensibilité permissive et naturiste, a élevé au firmament un puritain dogmatique. »
                          Luc Chessex

Toute les images du livre peuvent être tirées par le photographe sur papier baryté selon votre choix:

30 x 40 cm (24 x 36) non encadrée. 600.-
40 x 50 cm ( xx x xx) non encadrée. 750.-
30 x 50 cm contrecollée, encadrement alu noir bords à bords sans verre. 900.-
  

Le photographe suisse, Luc Chessex, vit à Cuba depuis 1961, il y restera jusqu’en 1975. Il travaille alors au magazine Cuba Internacional. L’agence de presse cubaine Prensa Latina le nomme correspondant pour l’Amérique latine et l’envoie en mission avec son rédacteur en chef. Après un bref séjour au Chili, où Salvador Allende vient d’être élu président, il se rendent en Bolivie où le gouvernement vient juste de lever l’interdiction de voyage dans la zone où le petit groupe de Che Guevara est tombé dans une embuscade. Le Che fut blessé dans l’affrontement et assassiné le jour suivant. La photo de son cadavre, exposé pendant vingt-quatre heures dans la buanderie de l’hôpital Vallegrande, a été diffusée dans le monde entier. Le gouvernement cubain désire trouver les restes du Che et lui donner un enterrement digne du rôle qu’il a joué à Cuba. Après trois mois consacrés à suivre son itinéraire bolivien, dans une ambiance hostile, tous les efforts n’aboutissent qu’à la découverte d’une montre-bracelet et d’une pipe ayant appartenu au Che. Son corps n’a finalement été retrouvé qu’en 1997, dans un charnier près de l’aéroport Vallegrande.En plus de ces objets dérisoires, Luc Chessex revient à Cuba avec une interrogation : comment le Che, considéré comme le plus grand stratège de la guérilla, a pu commettre l’erreur fatale de tenter d’implanter la lutte armée sur un territoire où elle n’avait aucune chance de prendre racine ? Les seules relations des guérilleros avec les paysans se limitaient à la nourriture que ces derniers leur fournissaient avant d’informer l’armée dès qu’ils avaient tourné le dos. Comment le Che a pu se tromper à ce point ? Sur le chemin du retour à la Havane, il trouve l’image omniprésente du Che, flottant sur les champs et les rues des villes et villages latino-américains.
                                                                                     Irène Attinger in Le choix de la Librairie #31



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